Une exposition sur la danse

Entrez dans la danse !

Cabaret de Paul Crébassa
Musée du Château
Placée sous le signe de la danse, l’exposition 2018 invite les visiteurs à découvrir les liens entre les artistes plasticiens et la danse.
Les œuvres de l’artiste Paul-Edouard Crebassa (1864-1912) sont le prétexte à toutes les extravagances : tutus, costumes, vidéos, photographies viendront illustrer le propos.
L’exposition présente également des œuvres issues d’autres musées français, de collections privées, ainsi que des créations contemporaines.

Voyez comme on danse !

French Cancan de Fernand Léger
Maison Fernand Léger, Argentan
Trois artistes illustrent leur vision de la danse. Découvrez le Cabaret imaginaire de Sylvie Skinazi, la poésie dansée des photographies de Ludovic Florent et la délicatesse des sculptures de Pauline Ohrel.
Le parcours de l’exposition évoque les origines du ballet, les ballets russes, les cabarets parisiens et la dance moderne.
Une partie de l’exposition a été imaginée par l’artiste Sylvie Skynazi, designer de costumes et de décors pour le spectacle vivant (opéra, théâtre, cabaret, danse…). Sa scénographie colorée, son travail de recherche et de création sont mis à l’honneur : une quinzaine de costumes créés pour différentes compagnies et spectacles seront présentés.
Les photographies de Ludovic Florent et les sculptures de Pauline Ohrel, offrent un autre regard sur la danse.
Dans le cadre du trentième anniversaire de l’Atelier 7, quelques costumes seront également présentés.

Sylvie Skinazi

Après une formation de designer plasticien surface, travaille en tant que première assistante du studio haute-couture Jean Patou puis Christian Lacroix, avant d'exercer en free-lance dans le domaine du spectacle vivant pour le design de costumes et de décors : danse, théâtre, opéra, évènementiel, ainsi que pour le design textile mode et ameublement.
Pour Chat Perché, Opéra rural,
le personnage du Cochon, Sylvie Skinazi
Ayant une prédilection pour la recherche du mouvement textile en danse contemporaine (Elisabeth Schwartz, Daniel Larrieu, Lionel Hoche, Dominique Boivin, Dominique Rebaud, Quatuor Knust, le Shlemil Théâtre, Cécile Roussat, Julien Lubek, Caroline Gautier (Chat Perché...), travaille notamment en tant que designer-costumes pour la création La Petite Danseuse de Degas à l’Opéra de Paris, approche scénographique à grande échelle, tout en se passionnant aussi pour les recherches en miniature telle sa création scénographique espace-personnages pour la compagnie de marionnettes La Petite Porte, Le long chemin, à destination d’un très jeune public.
Ces collaborations artistiques très diversifiées ont permis d’orienter et de concentrer ses recherches tant en dessin, peinture que sculpture sur la thématique ouverte du mouvement textile, et ont permis également un passage vers la transmission (cours, stages, conférences), soit au sein d’Ecoles d’Art soit en tant qu’intervenante en scénographie à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, ou encore au sein de l’Académie de l’Opéra de Paris.
http://www.sylvieskinazi.fr

Pauline Ohrel

Née en 1967, Pauline Ohrel vit et travaille à Paris et à Bréhat. Avocate de métier, elle se consacre exclusivement à la sculpture depuis 2002.
Pas chassé,
de Pauline Ohrel
Sculpteur du sensible, Pauline Ohrel cherche à capturer les équilibres instables et les instants provisoires. Elle met son don de la contemplation des hommes au service de cette quête : voir et donner à voir les harmonies fugitives où se révèle la puissance dans la fragilité de l’homme.
La sculpture représente pour elle une aventure au quotidien renouvelée, une source d’émotions autant sensuelles, esthétiques, qu’intellectuelles ou mémorielles. C’est saisir la fugacité des attitudes, la fragilité du moment où le corps se dépasse et devient grâce.
Si les élégantes silhouettes et les formes expressives de Pauline Ohrel ne sont pas toutes explicitement figuratives, elles empruntent toujours leur force aux émotions, aux sentiments et aux postures humaines nourries d’énergie pure.
Inscrite dans une modernité qui n’entend pas sacrifier aux exigences d’une contemporanéité parfois désincarnée, Pauline Ohrel œuvre pour une sculpture qui rend plus de comptes aux sens qu’aux idées, au cœur qu’à la tête.
Ayant travaillé les matériaux classiques comme le bronze, le plâtre pendant plusieurs années, et avec succès, elle développe également un travail du grillage qui donne à cette matière une noblesse étonnante. La projection dans l’espace de formes qui semblent en mouvement, les jeux de renversement des perspectives et d’anamorphose qu’offre la transparence de la matière, nous conduit à un équilibre unique entre volume et légèreté, transparence et consistance, figuration et évocation.
http://www.paulineohrel.net/

Ludovic Florent

Ecstatic Dance, de Ludovic Florent
Ludovic Florent est né en 1976 dans le Nord de la France. Diplômé d’une école d’ingénieur, il s’installe à Metz il y a 20 ans. Il devient auteur photographe en 2009.
Son amour de la danse et de la lumière l’orientent vers des projets artistiques fondés sur l’expression corporelle, avec une approche graphique, subtile et sensuelle.
Il multiplie en quelques années les expositions en Galeries d’Art à Metz, Luxembourg, Paris, Lille, Nantes, Bordeaux, Lyon… Et les publications dans la presse nationale et internationale.
En 2014 il a exposé au Festival Européen de la Photographie de Nu à Arles, sa série Poussières d’étoiles.
Le rapport humain, à travers le dialogue, la confiance, le partage, est au fondement de sa démarche qui se définit comme une co-création avec son modèle. L’amour du travail bien fait, le sens du détail et des finitions, la recherche artistique et esthétique sont au cœur de son engagement.
http://www.ludovicflorent.com/




Hélène Tarantola, Responsable du Musée du Château


Noces Paysannes en Basse-Normandie (1850-1914) : coutumes, parures, objets …

Les Mariés (Ménil de Briouze)
Qui n’a pas, avec une certaine nostalgie, découvert une vieille photo jaunie, souvenir oublié d’un grand jour de noces paysannes ? Autour des mariés, la famille rassemblée et perchée sur des bancs arbore ses plus beaux atours.
La mariée, le plus souvent vêtue d’une robe noire ou bleu indigo, est coiffée d’une couronne de fleurs d’orangers, qui retient un voile de dentelle blanche. Ses épaules peuvent être recouvertes d’un châle précieux d’indienne garni ou non de franges. Mais en général elle dévoile sa belle robe et une collerette blanche met en valeur la double chaîne d’or à laquelle est suspendue une très élégante croix.
Le marié porte une veste foncée en gros drap et un gilet de soie laissant voir un devant de chemise d’un beau blanc, empesé par les blanchisseuses du village. Souvent s’y ajoute une cravate en soie verte.
Tout le monde est chaussé de brodequins boutonnés sur le côté en cuir graissé avec un bon morceau de lard.
A la fin du 19iè siècle, le costume de ville détrône peu à peu la veste paysanne et le marié arbore une cravate noire ou un nœud blanc. Si le marié est en noir, la mariée revêt désormais une robe blanche, symbole de sa virginité et un voile en tulle, de plus en plus long … Les souliers s’affinent. Le cirage a fait son apparition.
Jusqu’au début du 20iè siècle, le cortège nuptial suit à pied ou à cheval la mariée transportée par voiture à cheval jusqu’à l’église. Si la loi du 20 septembre 1792 avait instauré l’obligation de passer un contrat devant l’officier d’état civil, les rituels matrimoniaux demeurent inchangés. Rite de passage, la cérémonie religieuse en est le point culminant, suivie de festivités collectives de plus en plus importantes.
Le repas de noces se conclue par un bal animé par le violoneux du coin. On ne s’étendra pas ici sur le festin qui durera toute la journée, enchaînant plats de viandes bouillies puis rôties et y ajoutant au fil du siècle, poissons, légumes, fruits … Des desserts aussi s’accumulent. Le soir, on déguste enfin le gâteau tandis que résonne la « chanson » de la mariée chantée en alternance avec les garçons de la noce, complices, qui lui répondent. Bien sûr le cidre coule à flots ainsi que le Calvados censé « faire passer tout le reste ». Il y a du vin mais ce n’est pas la boisson la plus consommée. Il sera servi au moment où les mariés échangeront un toast au bonheur de leur union..
Globe de Mariage,
Musée du Château de Flers
Trois objets sont indissociables du mariage normand :
- le globe qui évoquera le plus souvent les fleurs d’orangers. Il trônera sur la cheminée.
Coffre de mariage (de face), Musée du Château de Flers
- le coffret de mariage (cadeau typique du 19iè siècle). Taillé dans du bois de hêtre, de petite taille (60×33×30) il est peint avec des pigments naturels. Il est destiné à contenir des mouchoirs de cou, de menus objets précieux. Il prend place à l’intérieur de l’armoire normande de mariage apportée en dot par la jeune mariée à son nouveau foyer. Souvent réalisés à Rouen, ces coffrets ont un fond uni sur lequel sont peints des fleurs, des oiseaux, parfois des draperies de ruban.
- la grande armoire de mariage quant à elle contiendra le trousseau de la mariée : torchons, draps, nappes, serviettes, camisoles … le tout par douzaines. Il doit durer toute la vie.
Dans la cuisine du château de Flers, nous en avons un exemplaire remarquable en chêne mouluré et sculpté (1830-1840) de la région de Caen. Elle a un riche décor de trois bouquets dont celui du centre est composé d’un panier de fruits et de fleurs bordé de draperies en V et de deux bouquets de porte en feuilles d’acanthes stylisées.
On remarque :
Armoire normande, détail
Musée du Château de Flers
sa riche ornementation de rinceaux, perles, raies de coeur, cordons et motif floral,
les deux portes à traverses chantournées et médaillons aux attributs aratoires ou de jardinage,
les montants droits à colonne terminés par des pieds cambrés.
Une large corniche sculptée coiffe le tout.
Voici déjà achevé ce beau jour des noces. Souhaitons à nos mariés bonheur et prospérité. Mais demain est une autre histoire …





Françoise Lambert

Sources Louis Blouin Moeurs et coutumes de Basse-Normandie (le mariage) Château de Martainville (76) : les coffrets peints de Rouen, Jacques Mahier, experte en mobilier et objets d’art : armoire normande du château

Les photos Clara et Raphaël (1913, Le-Ménil-de-Briouze), collection Jean Audigé Objets de la vitrine photographiés par J.M. Lilienfeld


Que dire de nos visites de l’année écoulée ?

Samedi 22 avril 2017 : ROUEN : PANORAMA XXL, Rouen en 1431 (au temps de Jeanne d’Arc) Les hauts lieux de la ville, visite guidée (32 participants)

Le Gros Horloge, Rouen, 2018
Commencée par une plongée vertigineuse, stupéfiante, déséquilibrante et envoûtante d’une reconstitution photographique et picturale de Rouen en 1431 conçue par Yadigar Asissi, notre journée a continué par une déambulation à travers les hauts lieux de la ville. Entre la cathédrale jusqu’au cloître ossuaire, nous avons admiré les monuments, les maisons à pans de bois, découvert les ruelles du Moyen Age, et même localisé et identifié un « pisse pas là ». Cheminement du calme au brouhaha des rues et lieux plus fréquentés, notre périple s’est achevé sur le lieu du bûcher où Jeanne d’Arc a péri, bûcher que nous avions pu observer en flammes à notre arrivée, dans la ville reconstituée.


Samedi 14 octobre 2017 : DREUX : la chapelle royale MAINTENON : le château, les jardins à la française, l’aqueduc. (40 participants)

Grande Galerie du Château de Maintenon
Deux découvertes pour la majorité d’entre nous, touchant à la fois l’Histoire par la lignée des d’Orléans à Dreux et quelques années du règne de Louis XIV, celles de ses amours avec Françoise Scarron D’aubigné, devenue favorite puis son épouse morganatique confondues avec l’aménagement des bassins du château de Versailles.
Pour l’une, la sculpture (nombreux tombeaux au rendu rigide ou émouvant selon l’époque, le sujet et la sensibilité de l’artiste) la peinture et ses différentes techniques sur vitrail (couleurs éclatantes dont le célèbre Bleu de Sèvres) ou sur verre éclairé. Pour l’autre, l’architecture (château, aqueduc, et la splendeur des jardins).


Michèle Anglard


Dix bulletins, déjà !

Bulletin 2009 n°1

Un artiste flérien

Jean Peschard et le théâtre


Scènes sur le vif
(sur canson noir)

Bulletin 2014 n°6

Un château, un parc

Des étangs, des allées, des essences d'arbres ...


Petit pont vers le marais

Bulletin 2010 n°2

Un premier don au musée

en 1993


« L'assaut » de Charles Léandre

Bulletin 2015 n°7

Aux « marches de Bretagne »

Vitré
 son château
 ses demeures de drapier


Demeure à Vitré

Bulletin 2011 n°3

Pourquoi « Les Amis du Musée » ?

Née en 1991 en vue d'aider à l'animation du Musée, l'association fête ses 20 ans.


Julien Salles

Bulletin 2016 n°8

Un château, une chambre

Chambre de la Comtesse
(Mobilier en 1994 et tentures en 2016 offerts par les Amis du Musée)


Chambre de la Comtesse

Bulletin 2012 n°4

Pourquoi « un logo » ?

Le château est aussi un musée. Ce château est représenté par le double carré « ouvert » sur le campanile.


Le logo originel

Bulletin 2017 n°9

Un musée, un cabinet de curiosités

Objets disparates, amassés et collectionnés


Un cabinet de curiosités,
Musée du château de Flers

Bulletin 2013 n°5

Un château, des artistes

A l'issue d'un concours pour le centenaire du château la ville de Flers, le 1er prix est attribué à Anne Levacher.


« Le château » d'Anne Levacher

Bulletin 2018 n°10

Un musée, des objets de mariage

Coffre peint, armoire, coiffe, globe


Les objets de mariages,
Musée du château de Flers

Nadine Chmelnyk


Notre association

Assemblée générale 2018

La réunion du samedi 17 mars 2018 a permis de signaler quelques modifications des activités, afin « d’insuffler une nouvelle dynamique » parmi les adhérents.
-Le remplacement du voyage sur Paris (posant trop de problèmes d’organisation) par un voyage autour de Paris. Les sorties proposées n’excéderont pas plus de 3h de trajet, le choix des sites retenus offrant un attrait culturel et historique comme à l’accoutumée.
-Le maintien d’une conférence de qualité, avec pour objectif d’attirer plus de participants.
Assemblée générale 2017
-L’ adhésion au GRAAM-Normandie (groupement d’associations de haute et basse Normandie, nouvellement crée) avec la présence d’un membre du CA de notre association comme vice-président pour représenter les associations d’amis ornaises, et ainsi mieux se faire connaître.
-la création d’un site auprès de la FFSAM et du GRAAM-Normandie où nous sommes répertoriés
Rappelons que notre effectif reste stable, avec 110 adhérents.
A la suite de l’assemblée, le bureau est réélu à l’unanimité :
 Michèle Anglard, présidente
 Philippe Baratte, vice président
 Nadine Chmelnyk, secrétaire
 Sandra Leconte, adjointe
 Colette Besnard, trésorière
 Annick Boutette, adjointe

Activités 2018

Voyage de printemps, le samedi 7 avril
Château du Lude
Gravure de Clerget
Ce voyage a été au château de Durtal (maine et loir) et château du Lude (sarthe) a été un franc succès avec 45 participants.

Voyage d’automne, prévu le samedi 6 octobre
Château Royal d'Anet
appartenant à S. A. S. Mme la Duchesse du Maine
Nous irons visiter le château d’Anet (Diane de Poitiers) et la ville de Vernon avec le musée Alphonse Georges Poulain
Prévu le samedi 6 octobre.

Conférence, le mercredi 7 novembre
Elle aura lieu à 14h30 au forum. Parcours croisé de Mme Polin, pour la 3e année consécutive.
Thème : « les fêtes populaires dans les guinguettes au XIXe siècle ».
Rappel : cette conférence est ouverte à tous, adhérents ou non. Parlez en autour de vous.

Déjeuner annuel
Et pour terminer l’année, le déjeuner annuel, la 3e semaine de janvier 2019

Le bureau



Pour tout contact :

Madame Michèle Anglard
1, rue des Ecoles
61100 Flers
Tél : 02 33 66 44 25
Courriel : michele.anglard@orange.fr

Pour adhérer :

Madame Colette Besnard
21 rue de Pellevé, 61100 FLERS
Tél. : 02 33 65 94 37
Courriel : besnard.c@orange.fr
Cotisation individuelle : 15 euros - Cotisation par couple : 20 euros